lunes, 12 de noviembre de 2007

Legendes

Les origines du jeu d’échecs se perdent dans la nuits des temps.

En fait, les historiens et spécialistes sont preque d'accord pour fixer le premier jeu d'échecs en Inde au VI éme siècle de notre ère. Néanmoins, aucun écrit ne permet d'affirmer ces hypothèses.



Si l'origine du jeu est difficile à fixer avec précision, de nombreux pays (Egypte, Grèce, Chine) revendiquent l’invention car il existe plusieurs jeux anciens voisins de l’actuel jeu d échecs.



La plupart des historiens sont maintenant d’accord pour dire que les pièces les plus anciennes datent environ de l’an 600. C’est également la date approximative des premières références au jeu d’échecs dans la littérature.



Connu tout d’abord sous le nom de Chaturanga (jeu qui se jouait avec 4 armées), il se propagea sur les routes du commerce et des conquêtes d’abord en Perse puis dans l’empire byzantin et dans le reste du continent asiatique.



L'Europe découvrira le jeu aux alentours de l'an mil grâce à l'influence arabe exercée tout autour de la méditérannée et plus particulièrement dans la péninsule ibérique.

Les croisades auront également un rôle important car malgré l'atrocité des combats et les milliers d'innocents morts, l'apport des échanges entre l'Occident et l'Orient furent particulièrement nombreux et importants.



De nombreuses légendes racontent la naissance du jeu d'échecs, voici les plus connues :





La légende du brahmane Sissa

Au Vème siècle de notre ère, vivait en Inde
un jeune monarque très puissant,
d'un excellent caractère au demeurant,
mais que ses flatteurs corrompirent.







Ce prince en oublia bientôt que les rois doivent être les pères de leurs peuples, que l'amour des sujets pour leur roi est le seul appui solide du trône, dont ils font toute la force et la puissance.

Les brahmanes lui rappelèrent ces importantes maximes. Mais énivré de sa grandeur qu'il croyait inébranlable, il méprisa leurs sages remontrances.



C'est alors que selon la légende, le brahmane Sissa entreprit indirectement de faire ouvrir les yeux au jeune prince. Dans ce but, il imagina et inventa le jeu d'Echecs, où le Roi, bien que la plus importante de toutes les pièces, est impuissant pour attaquer et même pour se défendre contre ses ennemis sans le secours de ses sujets.



Le nouveau jeu, rapidement, devint célèbre. Et le roi qui en entendit parler voulut l'apprendre.

En lui expliquant les règles, le brahmane Sissa lui fit goûter des vérités importantes qu'il avait refusé d'entendre jusque-là. Le prince, sensible, changea petit à petit de conduite, et, reconnaissant de lui avoir ouvert les yeux il laissa au brahmane le choix d'une récompense.



Celui-ci demanda, à la surprise du prince, qu'on lui donna le nombre de grains de blé que produirait le nombre de cases de l'échiquier, un seul pour la première, deux pour la seconde, quatre pour la troisième, et ainsi de suite en doublant jusqu'à la soixante-quatrième.



Aucune difficulté pour accèder sur le champ à la modicité apparente de cette demande.

Mais quand ses trésoriers en eurent fait le calcul, ils arrivèrent au chiffre de :

18.446.744.073.709.551.615 (soit toute les moissons de la Terre pendant environ cinq mille ans).



Pour pouvoir se former quelque idée d'un nombre aussi prodigieux de grains de blé, il faut savoir que l'hectolitre de blé contient environ 1.530.000 grains.



Le roi s'était donc engagé à une chose pour laquelle tous ses greniers et ses trésors ne suffiraient pas.

La légende raconte que le brahmane Sissa se servit encore de cette occasion pour faire sentir au prince combien il importe aux rois de se tenir en garde contre ceux que l'on abuse de leurs meilleures intentions.



Cette légende est la plus célèbre concernant l'origine du jeu d'échecs et elle était déjà connue au Moyen- Âge puisqu' on la retrouve dans les oeuvres *d'Averroès et de *Leonardo Fibonacci.



* Averroès : Philosophe arabe qui a vécu de 1126 à 1198, et qui est surtout connu pour ses commentaires sur les oeuvres d'Aristote.



* Léonardo Fibonacci de Pise (1170-1230) très grand mathématicien. Connu également comme spécialiste des algorithmes à la cour de Frédéric II à Palerme, il a écrit le "Liber abaci" et la "Practica geometriae".







Firdusi nous raconte dans Le Livre des Rois qu'un souverain indien, très riche et très sage, mourut subitement. Comme son fils, appelé Gav, n'était âgé que de quelques années, c'est le frère du roi défunt qui prit le pouvoir.



Le nouveau roi épousa la veuve de son frère dont il eut un fils appelé Talhend, mais le souverain mourut également au bout de quelques années. Comme les deux enfants avaient respectivement sept et deux ans, c'est la mère qui devint reine de son peuple.



Elle gouverna avec justice et sagesse, et essaya d'élever ses deux fils de façon qu'il n'y ait pas de brouilles ne de différends entre eux, en les confiant à deux prêtres.

Les deux précepteurs, contrairement à ce que souhaitait le reine, alimentèrent la haine et l'hostilité chez les deux frères, hostilités qui se transforma rapidement en lutte ouverte.



Tous les deux aspiraient au trône, Gav en tant qu'aîné, Talhend en tant que fils du dernier roi, et ils prirent chacun la tête de deux factions opposées. Mais, sourd aux prières de sa mère, il refusa la tentative de paix proposée par son frère aîné et rassembla d'autres soldats pour une nouvelle bataille.



Alors Gav, conseillé par son ministre, proposa que les deux armées se rencontrent dans un fossé profond, rempli d'eau, afin qu'aucun combattant ne puisse s'enfuir : ainsi, la victoire reviendrait définitivement à l'un ou l'autre frère. Talhend accepta la proposition et les deux armées s'affrontèrent sur le lieu choisi.



La bataille fit rage, l'armée de Talhend céda progressivement et ce dernier, immobilisé sur son éléphant, sans nourriture, accablé par le vent et le soleil, mourut lentement. Son frère victorieux rendit à la dépouille les honneurs funéraires les plus solennels.



La mère, apprenant la mort de son fils cadet, se désespéra, persuadée qu'il avait été assassiné par son frère et, selon les contumes des femmes indiennes, se fit préparer un bûcher.

Gav accourut et essaya d'apaiser la colère et le désespoir de sa mère qui, peu convaincue, voulut connaître les moindres détails de la mort de Talhend.



Tous les rescapés de la bataille furent alors convoqués et, pour donner une représentation visuelle et donc plus expressive du combat, on prépara une table carrée, divisée en plusieurs cases, sur laquelle on disposa des pièces taillées dans le bois qui représentaient les deux armées adverses.

La bataille fut reconstituée et la reine, finalement convaincue, régna à nouveau avec son fils Gav.



Cette légende est très évocatrice et nous fournit une explication sur l'origine et la nature de chaque pièce, modelée, selon le schéma de l'armée indienne.



Dans le Livre des Rois de Firdusi, on parle également beaucoup de l'introduction du jeu dans l'ancienne perse, à l'époque du grand roi sassanide Khosroe "à l'âme immortelle", qui a vécu de 531 à 579.



* Fidursi (environ 935-1020), appelé aussi l'Enchanteur, se nommait en réalité, Abu al-Qasim Mansur, et il était le fils d'un petit propriétaire terrien.

Il fut longtemps poète de cour du sultan Mahmud, mais tombé en disgrâce, il dut s'enfuir.

Son oeuvre majeure fut le Shah-Name, Le Livre des Rois, qu'il rédigea en trente ans environ.

Composé de 50 000 distiques, cette oeuvre, écrite dans une langue néo-persane colorée et harmonieuse, rassemble toutes les légendes concernant l'histoire de l'Iran, depuis son origine.

No hay comentarios: